جمعيا ت تازناخت الكبرى: الحاجة إلى التكوين والتكتل
كتبهاعبد الله ، في 27 يونيو 2008 الساعة: 22:24 م

جمعيات تازناخت الكبرى فى حاجة الى التكوين والتنسيق.
le mariage chez ait tazenakhte
يعتبر العمل الجمعوي أو على الأصح الإنعاش الذاتي منذ القدم ظاهرة ثقافية متجذرة في المجتمع التازناختى عامة و مجتمع تازناخت الاصلية خاصة. فمنذ القدم لعبت مختلف الجماعات الترابية السلالية دورا رئيسيا في النظام الاجتماعي وفي الحياة اليومية للجماعة
.وكانت هذه الجماعات تنتظم بطريقة تقليدية في الجماعت تهتم بتسيير شؤون الدوار كتنظيم استعمال مياه السقي وجني ثمار الأشجار وصيانة منابع الماء الصالح للشرب والتكفل بمسجد الدوار وإمامه وتنظيم المواسم الدينية….
لكن في السنوات الأخيرة بدأت هذه الجماعت تترك مكانها للجمعيات العصرية الخاضعة للقانون المنظم لها.
فعرف العمل الجمعوي تطورا هاما وسريعا فتوسع مجال عمل الجمعيات ليشمل التنمية المحلية بحيث أصبح الفاعلون الجمعويون يغطون مجالات حيوية في حياة السكان ويتحملون مسئوليات كبيرة كانت إلى الماضي القريب من مهمة الدولة حصريا.
فدور الجمعيات لم يعد يقتصر على الدور الذي ورثته ولكن صارت مدارس للتكوين والتوعية والتأطير وأوراش للعمل ووسيلة للتعاون والتضامن وقاعدة للدفاع عن الحقوق والمكتسبات ومراقب لأداء المسئولين عن تسيير الشأن العام وأداة لإشراك السكان في تأسيس تنمية مستدامة.
بل إن الجمعيات في منطقتنا استطاعت في العديد من الدواوير أن تحقق ما لم تحققه السلطة والحكومة في عهد سنوات الإقصاء والتهميش.
وتلعب هذه الجمعيات أيضا دورا في تنشيط الحياة الاقتصادية والسياحية بالمنطقة وتشجيع المهاجرين المنحدرين من المنطقة على العودة أو على الأقل زيارتها في العطل بعد أن هاجروها مرغمين بحثا عن ظروف حياة أحسن.
لكن هذا التوسع في مجالات العمل وهذا النشاط الجمعوي المتنامي لم يواكبهما اهتمام مواز بالفاعلين الجمعويين تكوينا وتأطيرا قصد تزويدهم بأدوات واليات العمل الفعالة والناجعة، كما لم يواكبهما انخراط الشباب فيها وتطبيق نظام تسيير حديث والتكتل في فدرالية أو اتحاد أوشبكة تنصهر فيها تجاربها وتجعل منها مخاطبا فعالا لمختلف شركائها وقوة اقتراحيه تعمل في تناسق وتكامل مع المهام التي تضطلع بها السلطات العمومية والهيئات المنتخبة والقطاع الخاص.
وأنا شخصيا بعد ممارسة جمعوية تطوعية دامت أكثر من ست سنوات وبعد تتبع أخبار وأنشطة العديد من الجمعيات بمنطقة تازناخت الكبرى لاحظت الضعف والتخبط والطبيعة التقليدية والمنظور الضيق والشخصي والانغلاق تم البراكماتية وبوادر ظهور شعوبيات محلية يتزعمها اشباه المتقفيين .
كما أن غياب مبادرات تكوينية وتواصلية وقاعدة للمعلومات وكتابات متخصصة في هذا المجال ساهم في تعقيد واستمرار هذه الوضعية، وكل هذا ينعكس سلبا على الأداء الجمعوي بمنطقتنا ويعطل مسيرته ويعوق نجاحه.
فإذا كان العمل الجمعوي يستهدف تحسين ظروف الحياة الاجتماعية معتمدا أساسا على روح التطوع والوعي بواجب المواطنة من تكافل وتعاون وتضامن فان بلوغ هذه الأهداف النبيلة لن يتحقق إلا بحسن التدبير داخل الجمعيات نفسها قبل أن تتوخى ذلك لتدبير الشؤون الاجتماعية، لتكون مدرسة للديمقراطية والتضامن وتحرير طاقات الشباب فيها لتعتمد على ثقافة تدبيرية حديثة وناجعة ولتنفتح على محيطها لتمكين كل من لديه روح المبادرة والتطوع والكفاءة من أن يشارك مشاركة تامة.
كما أن على السلطات والجماعات المحلية والقطاع الخاص أن يتحملوا مسئولياتهم كاملة في دعم الجمعيات الجادة العاملة في منطقتنا وأن يعقدوا معها مختلف أنواع الشراكات من خلال اتفاقيات ذات أهداف ووسائل تمويل وأنماط تقويم محددة وشفافة.
le mariage chez ait tazenakhte
on du processus du mariage
Après avoir choisi celle qu’il désire épouser, le jeune homme fait part de ses intentions à ses parents souvent par l’intermédiaire d’un ami, amdalb . Les parents se chargent d’un pain de sucre et d’un bracelet, abzg, font le chemin, réclament la parental de la jeune fille et proclament : « infgiwn igan win rbbi », hôtes de Dieu. Les parents de la jeune fille leur souhaitent la bienvenue et leur offrent à manger et à boire, après quelques paroles échangées, ils exposent le but de leur visite. Leur démarche agrée, il reste au père de prétendent de faire la démarche officielle au cours de laquelle se discuteront les conditions du mariage. Il est accompagné d’une bande de femmes et d ‘hommes, munis de cadeaux. Ils consistent en petits objets de coquetteries, en henné et, le plus souvent, en vêtements pour la futur ainsi que pour ses parents.
Les hommes s’isolent dans une chambre réservée aux hôtes, tamsriyt, c’est après avoir bu quelques verres de thé qu’on procède aux formalités des fiançailles. L’argent, les bijoux, les céréales et les vêtements constituent la dote proprement dite, « amrwas ». La discussion achevée et l’accord existe désormais entre les deux familles, on fixe la date du mariage.
Les deux familles entament leurs préparatifs et avertissent leurs familles et leurs proches. De son coté, le fiancé, qui portera dorénavant le nom d’asli et qu’il conservera durant toutes les fêtes qui succéderont, adresse d’autres cadeaux à sa promise : deux paires de babouche idukan, un ahayk et d’autres vêtements.
Axgg°as est le nom donné à la première cérémonie. Elle a pour principal objet de préparer le grain nécessaire aux repas qui seront servis aux invités. Elle a lieu dans les deux maisons concernées avant le jour du mariage d’une semaine. Voici comment l’on procède chez les Ait Douchen : Sur une natte étendue au milieu de la cour, arhbi, on dépose un grand bissac rempli du mais et d’orge, imndi, et une meule à bras, azrg.
Pour moudre le grain, il est d’usage de solliciter l’aide de trois femmes dites timzwarin et trois hommes, imzwura .Chaque couple jette trois poignées d’orge dans l’oeillard du moulin à bras et le fait tourner trois fois en poussant des you-yous.
Chez les Ait Ouagherda, la cérémonie porte le nom d’afran . Les timzwarin y ont un rôle indispensable. On les fait asseoir sur une natte, agrtil, étendue au milieu de la cour sur laquelle on a déposé du sucre, un peu de sel et un bracelet que l’on mêle au grain. Puis on remet à chaque tamzwart un plateau d’alfa, isg°i, pour cibler. Avec l’apparition du bracelet, elles se précipitent à sa recherche. Celle qui parvint à le prendre est honorée de le mettre trois jours pour le rendre ensuite à sa propriétaire. Ainsi le veut la coutume. L’après-midi, on remet, le blé et l’orge aux voisines en les priant de le moudre et de le cibler chez elles.
La nuit du même jour, on procède à une première toilette de la fiancée, absay . On la fait asseoir dans un coin (souvent droite) d’une chambre qui lui est réservée, ahanu n-tslitt. On la pare soigneusement, on la teint au henné puis on tresse ses cheveux.
Les parfums, tujjutt, on les prépare d’une manière traditionnelle. Dans une sorte de courge longue qu’on fait sécher, qu’on troue à l’une de ses extrémités pour en nettoyer l’intérieur, on met des encens, lbxur, du girofle, lqrunfl, puis on mêle le tout de l’eau chaude.
C’est aussi le jour de la construction du four à pain, tafrrant. Elle est confiée encore une fois aux timzwarin qui le bâtissent elles-mêmes avec des pierres et de l’argile. Ainsi fini, on leur sert du thé.
Avant le jour du mariage, la fiancée choisit sa demoiselle d’honneur, tanbdadt, souvent une négresse, tawayya, qui l’assistera durant les différentes cérémonies du mariage. De son côté, le fiancé choisit ses garçons d’honneurs, imsnayn, parmi les influents et qui vont lui amener la mariée. Ils sont souvent au nombre de dix (cinq hommes et cinq femmes).
La nuit de jeudi ou de dimanche, considérée comme jour faste, la fiancée doit quitter définitivement la maison maternelle. Le cortège des imsnayns envoyés par le mari se dirige vers la maison de la promise en compagnie de la mule qui la transportera. A leur arrivée, ils trouvent les gens de la famille de la mariée qui les attendent. Après avoir souhaité la bienvenue aux hôtes, on les fait introduire dans la maison, on leur sert un grand repas, puis les hommes s’isolent dans une pièce pour procéder aux formalités de l’établissement de l’acte de mariage en présence d’un lcadl. Les mandataires parlent les mains posées sur un plateau d’alfa, tisgg°it n-nnikah(plateau du fiançailles), contenant du henné, quelques dattes, quelques amandes, tixalxalin, trois petits miroirs et trois peignes. On rédige l’acte, puis un ttalb récite une fatha écoutée avec gravité. Le mariage par ce fait est officiellement consacré, une femme pousse des you-yous annonçant la proclamation des bons asdar n-nnikah. Avant de sortir, les hommes ont coutume de jeter leurs oboles dans le plateau que la tanbdatt apporte à la mariée.
Dans l’autre côté, la fiancée est entourée des femmes insérant notamment celles envoyées par le mari qui procède à sa toilette, elles la teignent au henné, déjà pillé et déployé avec de l’eau chaude, lui mettent ses bijoux : le bracelet, abzg, le diadème au front, amhawl, puis elles la revêtent de ses nouveaux habilles. Juste avant son départ, on fixera devant son visage un voile de couleur rouge, tasbniyt, qu’elle gardera jusqu’ à la fin des noces. Les femmes qui l’entourent chantent les courtes strophes de tazrrart (tazrrart de départ).
Le moment venu de conduire la mariée à la maison maritale, amsifid, son frère ou l’un de ses proches, la fait sortir et l’invite à s’asseoir et à se dresser trois fois en lui adressant la parole : « awi rrzq-nm tflt win-nnag », (prend ton destin et laisse le nôtre).On la hisse ensuite sur la mule sellée d’un tapis et d’un ahayk, puis on fait monter un garçon (dont les parents sont en vie) devant. Et voilà le cortège qui se dirige vers la maison du mari entouré des proches et de la famille de la mariée, précédé des imsnayn et avancé de sa tanbdatt qui tient la bride. La coutume veut que la mère n’accompagne pas sa fille le jour de son départ.
Lorsqu’on atteint la maison du futur époux, un amsnay soulève la mariée. Chez les Ait Ouagherda, c’est sa demoiselle d’honneur qui la transportera sur son dos et l’introduira à la maison conjugale. Sa belle-mère lui présente du lait qu’elle crache sur le monde qui l’entoure. La tradition veut qu’ils se méfient de ses craches.
Chez les Ait Douchen, la belle-mère présente à la mariée quelques poignées d’orge qu’elle sert à son tour à la mule pour l’avoir transporté. Le fiancé, quant à lui, il est entouré de quelques jeunes hommes de même âge que lui, vêtus de même habilles, on agit de sorte que l’on ne puisse reconnaître le fiancé dissimulé dans le groupe. Il tentera de frapper la mariée protégée par les femmes.
Les deux mariés s’introduisent à la chambre nuptiale, puis on leurs sert un plat de couscous, sksu, en présence d’une tamzwart et un amzwar.
Quant arrive la nuit, le mari consomme le mariage. Si la femme est reconnue vierge, il y a tag°rit (faite par les you- yous d’une femme). Puis, il appartient à sa demoiselle d’honneur de montrer aux parents du jeune homme le pantalon de la mariée lâché du sang. En convie les invités qui peuvent se réjouir de toute sorte de plats pour passer ensuite à la danse d’ahwas qui dure jusqu’à l’aube. Le lendemain, on baigne la mariée, puis vient igil . C’est un rituel qui consiste à fixer un filet (ahmmal) dans un coin de la chambre nuptiale sur lequel on étend les vêtements des deux mariés. C’est à ce moment qu’on procède à une nouvelle application du henné de la mariée, azlay ; et qu’on la revêt de ses nouvelles habilles. Juste après, il appartint à son mari de lui couper les cheveux de la frange, tawnza.
Le jour qui suit, dit ass n-brkouks (le jour du couscous à gros grains), on assiste à un rituel consistant à jeter des pièces d’argent au milieu d’une assemblée de garçons et de jeunes files. Chacun jette ses oboles et prétendant acheter une personne de l’autre sexe en prononçant : sgig flan, c’est à dire j’ai acheté telle personne. On ne donne aucune signification à ce rituel ; on le considère comme simple jeu. Le plateau contenant les oboles doit être encore une fois apporté à la mariée qui en donne une part à sa tanbdatt.
Le troisième jour du mariage, on applique encore une fois du henné à la
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